Circuit de Philip Island
La tournée Asie-Pacifique se poursuit avec un rendez-vous aussi emblématique que singulier, celui du Grand Prix d’Australie. Arrivée au calendrier en 1989 avec Phillip Island, puis courue à Eastern Creek pendant six ans, la manche australienne s’est réinstallée en 1997 sur cette petite île, située au sud de Melbourne. Au bord du Détroit de Bass et de la Mer de Tasmanie, la piste offre à la fois un point de vue magique et des virages à la difficulté incomparable, source d’excitation inépuisable pour les pilotes.
Le programme du Grand Prix :
Le circuit :
Détrônée par Buriram, Phillip Island reste néanmoins l’une des pistes les plus rapides du calendrier MotoGP, son meilleur tour ayant une vitesse moyenne de 183,5 km/h. Son meilleur temps absolu a résisté pendant neuf ans avant d’être battu ces deux dernières années et le cap des 350 km/h a aussi été passé il y a deux ans.
Phillip Island fait partie des circuits exigeants pour les pneus, dont les températures peuvent battre des records sur un asphalte réputé abrasif : le dernier virage de la piste est d’ailleurs, parmi les près de 300 virages du championnat, celui qui fait le plus grimper la température des gommes ! Paradoxalement, la fraîcheur qui règne à cette période de l’année et le vent, parfois glacial, du bord de mer tendent à compliquer la mise en régime et le maintien de bonnes températures dans les pneus.
Compte tenu de la typologie de la piste, ce sont des pneus spécifiquement conçus pour elle qui sont proposés par Michelin. Car outre les particularités de son bitume, Phillip Island tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et possède sept virages à gauche et cinq à droite, ce qui pousse le manufacturier à ne proposer que des pneus slicks asymétriques, avec un flanc gauche renforcé afin de répondre à des sollicitations plus intenses, avec une gestion des gommes qui peut néanmoins se révéler déterminante pour l’emporter.
Informations :
Records de piste :